Clap de fin sur le Costa-Rica

Nous quittons avec plaisir l’humidité de la côte des Caraïbes pour repartir dans les terres. Rapidement, la température descend, et ce, pour notre plus grand bonheur. Attendu depuis longtemps par Annick, nous allons visiter une plantation de café. Nous avons la chance de visiter une petite plantation artisanale et de faire une visite rien que nous. Annick peut enfin voir en vrai tout ce qu’elle a appris et enseigné pendant quelques années dans le cadre de son travail. Nous nous baladons à travers la plantation, nous voyons également comment ils font de nouvelles pousses. Comme nous sommes après la période de ramassage des cerises, il n’y en a quasiment plus sur les arbres. Mais nous pouvons quand même voir une cerise, la casser et y voir apparaître deux grains. Ensuite, nous voyons du café vert se faire torréfier sous nos yeux. Nous pouvons prendre dans notre main des grains fraîchement torréfiés et encore tout chaud. Et à la fin, nous avons eu le droit à une dégustation de café, qui a spécialement plu à Ethan car le café était très léger. Nous avons eu énormément de plaisir à passer ce moment et nous reviendrons plus en détail sur tout le long processus du café dans un prochain article.

Ensuite, nous avons pris la direction du volcan Irazu. La route monte pas mal pendant une bonne heure et la puissance de Rhino est au rendez-vous ! Malheureusement, la météo, quant à elle, n’est pas du tout au top. Nous arrivons au sommet dans le brouillard et la pluie. Nous qui voulions un peu de fraîcheur, nous sommes gâtés, nous aurons perdu 26 degrés en moins de 2 heures. Mais question visibilité, on ne voit pas à 10 mètres. On mange sur le parking en se disant que ça va se découvrir mais rien n’y fait. On est un peu déçus mais après tout, c’est une des premières fois depuis notre départ que la météo n’est pas avec nous. Et ce temps nous a vaguement rappelé notre passage aux îles Féroé et donc plein de souvenirs. Nous redescendons donc sans avoir vu quoique ce soit du volcan.

Nous passons à travers la capitale San José, sans nous y arrêter, afin de redescendre au bord de l’océan Pacifique pour remonter ensuite vers les forêts de nuage de Monteverde. A nouveau, nous passons du niveau de la mer à une altitude de plus de 1’500 mètres en quelques kilomètres. Rhino est un champion et même si nous n’allons pas trop vite, il monte (et redescend !) comme un chef. C’est là où nous sommes contents d’avoir un véhicule pareil car nous n’aurions pas pu nous rendre aussi facilement là-haut avec n’importe quel véhicule. Nous arrivons donc en montagne, avec un air frais qui nous fera passer de douces nuits sans ventilateurs. Nous partons directement nous balader dans la forêt de nuage. Quel bonheur de se retrouver dans des environnements finalement assez proches de ceux de chez nous. Nous qui allions souvent nous balader en forêt chez nous en Suisse, nous sommes tous heureux de marcher pendant 5 heures dans ce décor. Les arbres y sont certes bien différents, on y croise aussi des singes mais le plaisir de marcher en forêt est identique. Nous arrivons à un point de vue qui surplombe la forêt de nuage : c’est juste magnifique ! Nous y voyons également le partage des eaux : une goutte d’eau qui tombe à gauche finira dans l’océan Atlantique, et une autre qui tombe juste à côté, finira dans l’océan Pacifique. C’est assez fou d’y penser et cela laisse Ethan et Anaïs bien songeurs !

Le lendemain, nous partons dans une réserve avec un guide pour observer les oiseaux. Nous verrons notamment des toucans dont le cri ressemble étrangement à un coassement de grenouille, plein de colibris, des mot-mots et aussi d’énormes papillons bleus et d’autres transparents.

Nous disons ensuite aurevoir aux montagnes du Costa Rica pour redescendre vers la côte Pacifique. Cette côte-ci du Costa Rica est plus sûre, et nous retrouvons donc avec grand plaisir les bivouacs sauvages où nous sommes seuls au monde avec l’océan comme jardin. Du coup, même s’il fait plus chaud que dans les montagnes, l’air est super agréable et nous arrivons bien à créer des courants d’air dans Rhino. On passe donc une petite semaine entre château de sable, baignade, surf, course pour attraper des bernard-l’ermite et feux sur la plage où l’on grille des marshmallows comme nous le faisions si souvent aux Etats-Unis. On a même le droit à de la bioluminescence le soir, avec une vague qui s’illumine comme par magie malgré la nuit noire. Nous passons de sacrés bons moments ici, et nous réalisons que ce sera certainement les dernières baignades de notre voyage.

Nous finissons notre périple du Costa Rica par la péninsule de Osa. Cette péninsule est sauvage et emplie de forêts, et donc de faune incroyable. Mais les routes passent très souvent par-dessus des lits de rivière, et nous optons pour la sécurité, en laissant Rhino dans un village, afin de rejoindre la pointe sud de cette péninsule avec un 4×4. Vu le prix exorbitant pour aller dans le parc national de Corcovado (370.- dollars à nous quatre !), un guide nous propose de nous déposer au bord de la route à Cabo Matapalo et de marcher dans cette partie seuls. Il nous indique où aller se balader, et même quel chemin prendre pour aller rejoindre une cascade. Avant de nous déposer, il a même pris le temps de sortir son téléscope pour nous montrer des toucans, un paresseux, des singes et plein d’autres oiseaux. Nous ne serons donc pas déçus car nous passerons une magnifique journée entourés de jungle et de singes, nous verrons des plages désertiques et sauvages, et nous finirons par nous baigner à la petite cascade. En plus, nous y serons quasiment seuls, alors que c’est la « Semana Santa » (semaine de Pâques) et que le parc national est bondé durant cette semaine. Comme partout au Costa Rica, il faut un peu être créatif pour éviter la foule et les coûts exorbitants des parcs nationaux.

Vu notre visa de 30 jours et la chaleur en camping-car, nous aurons finalement passé trois bonnes semaines au Costa Rica. Nous avons adoré revoir autant de vert, beaucoup moins de déchets le long des routes, une faune sauvage bien présente, beaucoup de routes praticables sans 4×4 et pouvoir à nouveau nous balader en nature et faire des magnifiques bivouacs en sauvage. Mais voilà, il y a aussi tout le reste… Le Costa Rica veut se donner une image de terre sauvage et remplie d’animaux incroyables, mais on se rend vite compte que ce sont des individus, souvent étrangers, qui achètent des bouts de terre pour sauver cette biodiversité incroyable. Et quand on sort du circuit touristique, on découvre d’énormes champs d’ananas, de palmiers et de bananes. Dès que l’on veut faire une activité ici, tout se monnaie ici, et tout est très cher : il est très difficile de faire une activité en famille qui ne dépasse pas les 100$, voire trois à quatre fois plus (et nous avons de la chance d’avoir des enfants petits qui payent généralement moitié prix !). Nous avons réussi quand même à trouver très souvent des alternatives meilleur marché mais il faut bien les chercher. Nous avons par contre réussi à dormir très régulièrement gratuitement dans des endroits idylliques (et lorsque nous ne recherchions pas une piscine pour nous rafraîchir). Au final, nous nous en tirons quand même avec un budget final plus que raisonnable en faisant plein de choses, mais en passant du temps à chercher des alternatives moins onéreuses. En plus, les Costa Ricains ne sont vraiment pas les plus accueillants d’Amérique Centrale et il est difficile de décrocher des sourires, malgré leur Pura Vida ! Nous avons quand même fait de très belles rencontres mais nous le savions, ils sont, en tout cas au premier abord, plus froids que leurs voisins du nord. A la fin, nous ne regrettons pas du tout notre passage ici et nous sommes super contents d’y être venus, d’y avoir découvert des paysages incroyables et rencontrés de biens beaux animaux !

Nous allons mettre à présent le cap sur le Panama, dernière étape sur le continent américain. Nous avons bien avancé sur la suite, à savoir finaliser les derniers points pour le shipping de Rhino, réservé des hébergements dans la région de Colon afin de pouvoir y préparer Rhino calmement et dans la vieille ville de Panama pour nos derniers jours avant de prendre l’avion. Question vol, nous avons aussi bien changé nos plans. Nous pensions partir au frais pour le Québec, mais les prix étaient finalement trop chers, avec en sus la location de voiture, les logements et la nourriture. Nous avons passé une longue soirée à chercher une solution convenable et nous avons opté pour un vol direction…. Paris ! C’est moins dépaysant que prévu mais les loulous sont finalement super excités d’aller voir la Tour Eiffel, avec en prime les parents d’Annick qui viennent nous retrouver. Autant vous dire qu’ils comptent les jours avec impatience jusqu’à notre vol et les retrouvailles avec une partie des grands-parents. Ensuite, nous prendrons un train pour passer quelques jours à Amsterdam, avant de rejoindre le nord de l’Allemagne en bus pour aller rechercher Rhino au port de Brême avant de partir pour 2-3 mois en Scandinavie ! Nous allons donc rentrer plus tôt que prévu en Europe, mais nous allons encore profiter à fond de nos derniers jours au Panama !

Un avis sur « Clap de fin sur le Costa-Rica »

  1. Encore et toujours un réel plaisir à vous lire…ce papillon transparent,une merveille…l’aventure continue encore avec vous..Paris ,Amsterdam et le Nord de l’Europe..on se rejouit de vous lire..j’espère que vous écrirez un livre de cette aventure hors du commun…un regard d’enfant…je vous attend pour relater une de vos aventures avec mon butaï ! Amitiés

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