You better BELIZE it!

Au moment où nous avons passé la frontière, seulement deux postes frontières terriens et/ou maritimes étaient ouverts à cause du Covid. Cela tombait bien car les deux postes frontières étaient justement ceux que nous voulions emprunter. Nous avons donc commencé notre visite par le Nord, après plus de 3 heures de démarches administratives et sanitaires aux douanes.

Dès le début, nous avons remarqué une grande différence avec le Mexique. Tout d’abord, la population est caraïbéenne, avec beaucoup de rastafaris et une culture du reggae très prononcée. Rien à voir donc physiquement avec les gens d’Amérique Centrale. Les gens nous regardaient passer avec de grands sourires et tout le monde nous saluait spontanément. Annick a passé donc beaucoup de temps à saluer les gens qui étaient sur le bord des routes.

Rapidement, nous avons eu droit à des contrôles de police, mais à chaque fois, ils sont indiqués bien à l’avance, ce qui annonce donc des contrôles officiels. La plupart du temps, c’est pour vérifier que nous avions bien notre assurance véhicule bélizienne. A chaque fois, les policiers étaient très curieux et nous posaient avec bienveillance plein de questions. Nous avons donc vite senti une différence avec les contrôles policiers mexicains, pour notre plus grand bonheur. Le douanier à la sortie du Belize avait un bonnet Bob Marley sur la tête, c’est pour vous dire la « coolitude » des gens, et des officiels au Belize.

Nous avons commencé notre découverte du Bélize par la visite du site de Lamanai, que l’on accède par deux heures en bateau. Nous y avons vu une jungle luxuriante, un très beau temple, plein de singes hurleurs et de coatis partout, et grâce à notre guide, une mygale sortir de son trou à force de se faire chatouiller par un brin d’herbe. Ce temple sera d’ailleurs un gros coup de cœur, l’un de nos sites mayas préférés que nous avons vu jusqu’à présent.

Nous avons ensuite rejoint les Ambicar, une famille vaudoise qui fait le trajet inverse de nous. Nous avons donc passé deux jours ensemble, à nous échanger nos bonnes adresses, du Panama au Guatemala pour eux, du Mexique et des USA pour nous. Nous avons aussi profité d’élargir notre bibliothèque de BDs, de « C’est pas sorcier » et notre collection des Walt Disney. Ensemble, nous avons également visité le « Belize Zoo », centre de réhabilitation des animaux indigènes. Ainsi, nous aurons eu l’occasion de nous rendre compte de la grosseur des tapirs, de voir des panthères de bien trop près et des oiseaux magnifiques et variés. De biens bons moments passés ensemble !

Nous avons continué notre route vers le sud et la mer des Caraïbes. Tout d’abord, nous avons laissé Rhino seul quelques jours au Radisson de Belize City, un des rares parkings bien sécurisés de la ville, afin de prendre un bateau pour nous rendre sur Caye Caulker. Paradis des américains, nous y avons passé deux nuits à profiter de la faune maritime : nous avons pu toucher des raies, voir à quel point les murènes sont curieuses et enfin, nager avec des requins nourrices. Bien qu’impressionnant au début pour tout le monde, nous avons ensuite adoré voir les requins et les raies nous passer très très près, au point de pouvoir les toucher ! Nous avons profité de nous régaler de langoustes et poissons fraîchement pêché pour des prix dérisoires. Les rues sont encore toutes en sable et le goudron inexistant, un vrai petit paradis sur terre!

Ensuite, nous avons pris la magnifique Himmingbird Highway pour longer la côte de la mer des Caraïbes pour aller visiter Hopkins, petit village à l’ambiance très relax, avant de visiter Placencia, haut lieu du tourisme de luxe américain. Autant vous dire que l’un nous a beaucoup plus, et l’autre nettement moins…

Nous sommes ensuite repartis dans les terres, pour aller dormir dans le village Maya de Red Banks. Quelle expérience de pouvoir dormir au milieu de ces maisons en toit de paille. Annick a longtemps parlé avec la femme qui nous accueillait, pendant que les enfants jouaient avec une petite copine Maya. Nous sommes malheureusement tombé sur un jour de paie, qui coïncide donc avec un taux d’ébriété quasi généralisé dans le village, et nous a confronté de très près à des scènes de disputes. Une sacrée leçon de vie pour les enfants… Le lendemain, nous nous sommes levés tôt pour aller voir les aras rouges qui viennent 4 mois par année se nourrir dans les forêts alentours. Malheureusement pour nous, nous les verrons uniquement de très loin en train de voler. Mais la marche dans la jungle était magnifique et l’expérience de dormir dans un village Maya inoubliable.

Durant nos derniers jours ici, nous nous sommes baignés dans un bassin naturel magnifique, avant d’aller voir un Bird Rescue Center qui soigne et réhabilite les oiseaux. Autant vous dire que Mika et Ethan étaient aux anges et seraient bien restés ici bien plus longtemps ! Nous avons également fini par le village proche de la frontière de San Ignacio, où nous avons visité un centre de réhabilitation des iguanes, et préparé la suite de notre voyage… De très chouettes moments forts en émotions!

Rhino a quant à lui eu le droit à un nouveau régulateur pour les panneaux solaires à Belmopan, la capitale bélizienne. En effet, nous avions rajouté deux panneaux solaires en Suisse, et plus on se rapprochait de l’Equateur, plus on remarquait que notre système surchauffait. En effet, ici, le soleil tape quasiment toujours à la verticale directement sur les panneaux, et notre système n’arrivait plus à suivre cet excès de production solaire. Du coup, nous avons eu la chance de tomber sur des gens ultra compétents dans l’énergie solaire, et de pouvoir expliquer notre problème en anglais, afin d’avoir un système qui tienne à présent bien la route pour emmagasiner un maximum de soleil !

Le Belize, c’est également un pays bien surprenant ! Tout d’abord, c’est le seul pays où l’on parle anglais de toute l’Amérique Centrale, ce qui attire du coup énormément d’américains à venir s’établir ou passer leurs retraites ici. Il y a d’ailleurs un fossé assez impressionnant entre les riches demeures américaines et les pauvres cahutes en bois des béliziens. Ensuite, toutes les épiceries et beaucoup de restaurants sont détenus par… des Taïwanais ! Ceci nous a permis de remanger asiatique, mais on a trouvé cela bien triste quand même. En plus, c’est un pays extrêmement cher où nous avons retrouvé parfois des prix quasiment suisses. Heureusement, nous avons réussi à trouver un camion de fruits et légumes d’un local, chez qui nous avons fait le plein de fraîcheur pour la plupart de notre séjour ici.

L’autre chose surprenante ici, c’est que 10% de la population du Bélize sont des Amish. C’était assez improbable de voir des gens autant blonds cotoyer des locaux aux couleurs créoles. Les Amish cultivent la plupart des champs et produisent 60% des fruits et légumes du pays, ainsi que 90% du poulet. Quand on sait que le plat national est le « Rice & Beans », accompagné de poulet, on comprend le poids des Amish dans l’économie locale. Avec tous ces contrastes qui nous ont bien surpris au début, nous avons finalement très vite apprécié la culture à la cool des locaux, leur gentillesse et leur accueil incroyable, la richesse de leur faune et de leur flore, et l’extrême qualité incroyable de leurs routes. Nous aurons passé donc 12 jours incroyablement variés dans ce si petit pays presque entièrement recouvert de jungle (quasiment deux fois plus petit que la Suisse, et avec seulement 350’000 habitants).

Il est venu le temps pour nous de se refamiliariser avec l’espagnol pour notre prochaine destination: le Guatemala!

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