Comme un air de Canada

Pour clôturer en beauté la région des Grands Lacs, nous nous sommes rapprochés de la frontière canadienne pour nous rendre dans les « Boundary Waters », vaste région du Minnesota qui compte plus de 1’000 lacs sur plus d’un million de mètres carrés. Une partie de cette région, la BWCA (Boundary Waters Canoe Area), est protégée et elle n’est accessible que par canoé, à la force des bras, et avec un permis pour limiter le nombre de personne par jour.

Nous avons commencé cette région par parcourir la Gunflint Trail, une route sans issue de 90 km. Cette route est réputée pour ses élans et ces paysages. Nous avons campé à mi-parcours dans un campement de la forêt nationale pour être au plus proche de la nature. Nous sommes partis à la tombée de la nuit à un observatoire au milieu de la forêt pour tenter d’apercevoir les élans au bord d’un lac, en vain. Le soir, nous avons quand même eu la chance d’entendre des loups, ce qui est déjà assez impressionnant et unique. Le matin même, nous avons également eu la chance d’apercevoir un pygargue à tête blanche, l’oiseau emblématique des USA. Du coup, nous étions un peu déçu de ne pas avoir aperçu d’élan, mais super heureux d’avoir pu observer le rapace un peu plus tôt et d’avoir entendu à plusieurs occasions le chant des loups.

Nous avons continué ensuite notre route en direction du lac de Sawbill, où nous avons campé deux jours au milieu de la forêt. Toute la région est protégée et du coup, nous sommes obligés de camper dans des campements gérés par le service national des forêts. Ce sont des campements sommaires, sans eau ni électricité, mais avec parfois des « toilettes ». Ces campements sont soit gratuits, soit soumis à une petite contribution (9$ pour le plus cher car nous avons le pass annuel des parc nationaux). Les emplacements sont énormes, en pleine forêt et nous pouvons aussi y faire des gros feux dans les emplacements prévus à cet effet. Malheureusement, il y a actuellement un niveau d’alerte de sécheresse et de risque de feux de forêt qui fait que les feux sont momentanément interdits.

Toute la région est également reconnue pour ses ours. Nous avons dormi dans un campement où un ours était passé quelques jours avant nous. Du coup, pour nous, il était également plus rassurant de dormir dans des endroits avec un petit peu de monde autour de nous, et où les enfants pouvaient jouer dehors sur des emplacements où la visibilité était bonne et où nous n’avions pas trop peur de voir surgir un ours de derrière les bois.

Un des but d’aller à Sawbill était de faire une sortie d’une journée en kayak sur trois lacs différents. Au moment de gonfler nos kayaks, Ethan a entendu qu’il y avait un trou. Comme nous partions pour toute la journée dans des endroits bien reculés, nous les avons recollés, et ils sont restés tenir compagnie à Rhino pendant leur convalescence. Et de notre côté, nous avons loué pour plus de sécurité un canoé pour la journée et nous avons passé une journée inoubliable. Les paysages étaient magnifiques et nous ont donné un bon avant-goût du Canada, à défaut d’y aller. Nous avons fait une boucle de 10 kilomètres, et nous devions parfois passer d’un lac à un autre par la terre. Du coup, ces passages se faisaient à pied, notre énorme canoé sur le dos de Mika ! Pour finir la journée, rien de tel qu’un petit plongeon dans le lac à côté de notre campement.

Frustrés de ne pas avoir vu d’élan, nous avons fait une dernière tentative nocturne sur une route réputée pour pouvoir y apercevoir des élans. Du coup, nous avons parcouru environ 60 kilomètres aller-retour pour tenter d’en apercevoir à la tombée de la nuit. Rien à l’aller, et au retour, juste après une bosse, en voilà un qui nous passe juste sous le nez. Magique!!!!

Nous avons donc passé quelques jours absolument géniaux dans cette région magnifique. Nous allons à présent faire une bonne grosse journée de route pour aller vers l’ouest, dans un décor qui sera nettement moins vert pour retrouver les déserts du Dakota. Car oui, les Etats-Unis, c’est grand, très grand, et du coup, il y a parfois des centaines, voir des milliers de kilomètres à parcourir entre deux points d’intérêt. On va donc passer des forêts peuplées d’élans à des paysages plus désertiques remplis de bisons. Changement de décor garanti!

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